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Sujet : Le récit de vie doit-il nécessairement éveillé de la sympathie pour le personnage qui le met en scène ?

Définitions des termes :
  • récit : C'est la relation, écrite ou orale, de faits réels ou imaginaires. Le récit est le texte en prose le plus courant.
  • vie : Du latin vita, «vie», «existence». 1. Vie : en biologie, ensemble des phénomènes propres à tous les organismes (animaux et végétaux), parmi lesquels l'assimilation, la croissance et la reproduction. 2. Durée s'écoulant de la naissance à la mort. 3. Élan vital : chez Bergson, courant de vie qui se déploie à travers la matière en créant perpétuellement de nouvelles formes.
  • nécessaire : * Est nécessaire ce qui ne peut pas ne pas être, ou être autrement. S'oppose à contingent. * Sur le plan logique, est nécessaire ce qui est universellement vrai, sans remise en cause possible.
  • sympathie : Du grec sumpatheia, participation à la souffrance d'autrui.
  • scène : Au théâtre, le mot scène a deux sens. 1) C'est une partie d'un acte au cours de laquelle le plateau est occupé par les mêmes personnages. 2) C'est le plateau lui-même: l'espace où jouent les acteurs.

Extrait du corrigé : ..). Or l'emploi du "je" et le flot continu de paroles de Ferdinand oblige le lecteur à rentrer dans son univers et à adopter son point de vue : il est alors lié au personnage par une relation d'attirance et de répulsion, de dégoût, de pitié et de fascination. _dans l'autobiographie, la revendication de l'honnêteté est ambiguë chez Rousseau : par sa volonté perpétuelle de se défendre et de s'innocenter, l'auteur dévoile son narcissisme paranoïaque et éveille chez le lecteur un mouvement de recul critique. A l'inverse, Michel Leiris, dans L'âge d'homme, en plus de dévoiler certaines habitudes gênantes (se gratter "la région anale") avoue son narcissisme et son égoïsme. Il prévient aussi le lecteur de sa malhonnêteté vis-à-vis du réel, en tant qu'écrivain : "je porte dans mes doigts le fard dont je couvre ma vie. Tissu d'événements sans importance, je te colore grâce à la magie de mon point de vue [...] en tous points je suis semblable au petit-bourgeois qui se donne l'illusion d'être Sardanapale en allant au bordel".   Le lecteur éprouve alors à nouveau ce sentiment de répulsion et de fascination.   III La neutralité du regard critique   _neutralité du narrateur : elle est revendiquée par un auteur comme Flaubert : dans tous ses récits de vie (La vie de Saint Julien L'hospitalier, Un coeur simple, L'éducation sentimentale, Mme Bovary) il s'abstient de toute remarque sur le caractère de ses héros, sur le bien-fondé de leurs actions. L'ironie vis-à-vis du sentimentalisme de Mme Bovary est sous-jacente : le lecteur n'est alors plus conduit à s'identifier à elle, mais plutôt à adopter le point de vue critique de l'auteur sur elle.

Le récit de vie doit-il nécessairement éveillé de la sympathie pour le personnage qui le met en scène ?

Corrigé : Le récit de vie doit-il nécessairement éveillé de la sympathie pour le personnage qui le met en scène ? Corrigé de 966 mots (soit 2 pages) directement accessible

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