LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN FRANCAIS

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: théâtre persuader ou théâtre émouvoir

POUR LE SUJET: Les écrivains écrivent-ils seulement pour amuser ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: écrivains amuser
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
» 11446 inscrits

Sujet : Dans la préface de Bérénice, Racine définit ainsi sa conception du tragique : Ce n'est point une nécessité qu'il y ait du sang et des morts dans une tragédie ; il suffit que l'action en soit grande, que les acteurs en soient héroïques, que les passions y soient excitées, et que tout s'y ressente de cette tristesse majestueuse qui fait tout le plaisir de la tragédie. Quelle conception du tragique Racine défend ici, puis à partir des textes tragiques que vous connaissez, dire si vous trouvez vous-même ce plaisir dont parle Racine ?

Définitions des termes :
  • préface : La préface est un texte de présentation placé au début d'un ouvrage et destiné à en favoriser l'accueil et la compréhension.
  • conception : Façon que l'on a de concevoir une chose. Idée. Représentation.
  • tragique : Sens 1: Relatif à la tragédie. Sens 2: Funeste, dramatique, effroyable.
  • nécessité : Caractère de ce qui ne peut pas ne pas être. Une proposition est nécessaire quand elle est rigoureusement démontrée, qu'on ne peut la refuser; synonyme: apodictique; contraire: contingent.
  • mort : Du latin mors, «mort». Cessation complète et définitive de la vie. Seul parmi les animaux, l'homme se sait mortel: cruelle certitude qui limite son horizon et l'oblige à composer avec sa propre disparition, comme avec celle des êtres auxquels il est attaché. Pour Platon, la mort est un «beau risque à courir». Dans le Phédon, Socrate définit la mort comme la séparation de l'âme et du corps; délivrée de sa prison charnelle, l'âme immortelle peut librement regagner le ciel des Idées, patrie du philosophe. Épicure tient la mort pour un non-événement, puisque jamais nous ne la rencontrons. Tant que nous sommes en vie, la mort n'est pas; et quand la mort est là, c'est nous qui ne sommes plus. Pour Heidegger au contraire, la vie humaine s'inscrit dans la finitude: «Dès qu'un humain vient à la vie, il est déjà assez vieux pour mourir».
  • tragédie : Pièce de théâtre écrite en style noble (alexandrins, style soutenu, etc.) en cinq acte et en vers. Racine et Corneille sont les grands tragédiens français. Cf. Bérénice… Pièce qui met en scène le sentiment de l'homme prenant conscience que des forces (divines, politiques, morales...) le dominent et le plus souvent, l'écrasent malgré la résistance qu'il leur oppose. Le discours tragique est ainsi caractérisé par le lexique de la fatalité et du désespoir.
  • action : On peut dégager plusieurs acceptions de ce terme. 1/ L'action est tout d'abord une opération d'un être considérée comme produite par cet être lui-même et non par une cause extérieure. L'action est celle du sujet qui agit. 2/ L'action c'est aussi l'effort, le travail, l'activité non plus comme processus opératoire à proprement parler mais comme se distinguant du repos et de l'inactivité. 3/ L'action se pense aussi directement dans son opposition à l'intelligence, la réflexion et la pensée : c'est la spontanéïté des êtres vivants, et plus précisément de l'homme considérée comme se distinguant de la représentation. NB :Nous ne prenons volontairement pas en considération l'action au sens d'influence d'un corps sur un autre. (Exemple : On parle à ce titre d'action de l'acide chlorydrique sur les métaux) En effet notre interrogation portant sur le lien « action » / « réflexion », cette acception ne nous semble pas prioritaire.
  • acteur : Ou comédien. Celui ou celle dont la profession est d'interpréter un personnage dans une pièce de théâtre ou à l'écran.
  • passions : Descartes appelle "passions" toutes les affections de l'âme résultant de l'action du corps sur celle-ci.
  • tout : La totalité sans exception.
  • fait : Ce qui est ou ce qui arrive, et qui se donne ou même s'impose à nous dans l'expérience. On distingue souvent le fait brut, qui s'offre immédiatement à l'observation dans l'expérience ordinaire, et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d'une élaboration théorique et expérimentale (Bachelard appelle «phénoménotechnique» cette construction du fait). Cependant, même le fait brut est imprégné de théorie, même s'il peut s'agir d'une théorie pré-scientifique, c'est-à-dire de préjugés. Le fait (ce qui est) se distingue par principe du droit (ce qui doit être). De même, une question de fait porte sur le pourquoi ou le comment, alors qu'une question de droit porte sur la valeur et la légitimité. On oppose l'état de fait à l'état de droit, c'est-à-dire conforme au droit (légal ou légitime).
  • plaisir : Du latin placere, être agréable à .. a) Sensation ou émotion agréable, liée à la satisfaction d'un besoin, d'un désir. b) Principe de plaisir : chez Freud, principe primaire en vertu duquel nous cherchons d'abord à nous procurer du plaisir et à fuir le déplaisir.
  • dire : Affirmer, soutenir, tenir pour vrai.
  • même : Analogue, aussi, égal, identique, uniforme.

Extrait du corrigé : La tragédie a pour but de faire naître la terreur et la pitié chez le spectateur.               C- La mort sur scène Afin de purger efficacement le spectateur, la solution pour le dramaturge serait de représenter la mort sur scène. => Tentation de montrer le meurtre, la douleur des personnages, le sang... Un personnage ensanglanté, souffrant, agonisant => terreur et pitié du personnage.   ∆) Le but de la tragédie étant d'inspirer terreur et pitié au lecteur, la représentation de la mort sur scène semble naturelle.   II- La mort dans la tragédie              Pourtant, les règles classiques interdisent la représentation de la mort. Comment les classiques ont-ils pu « purger » les lecteurs de leurs passions :               A- Les règles classiques • Bienséances => afin de ne pas heurter le public : tout ce qui va contre la morale est banni (les scènes de violence, la mort, etc.) => Au XVIIe siècle, la bienséance rend le théâtre tragique un théâtre surtout de paroles. => La mort du héros constitue le dénouement typique d'une tragédie mais la mort n'est pas obligatoire. « Ce qu'on ne doit point voir, qu'un récit nous l'expose, Les yeux en la voyant saisiront mieux la chose; Mais il est des objets que l'art judicieux Doit offrir à l'oreille et reculer des yeux ».

	Dans la préface de Bérénice, Racine définit ainsi sa conception du tragique : Ce n'est point une nécessité qu'il y ait du sang et des morts dans une tragédie ; il suffit que l'action en soit grande, que les acteurs en soient héroïques, que les passions y soient excitées, et que tout s'y ressente de cette tristesse majestueuse qui fait tout le plaisir de la tragédie. Quelle conception du tragique Racine défend ici, puis à partir des textes tragiques que vous connaissez, dire si vous trouvez vous-même ce plaisir dont parle Racine ?

Corrigé : 	Dans la préface de Bérénice, Racine définit ainsi sa conception du tragique : Ce n'est point une nécessité qu'il y ait du sang et des morts dans une tragédie ; il suffit que l'action en soit grande, que les acteurs en soient héroïques, que les passions y soient excitées, et que tout s'y ressente de cette tristesse majestueuse qui fait tout le plaisir de la tragédie. Quelle conception du tragique Racine défend ici, puis à partir des textes tragiques que vous connaissez, dire si vous trouvez vous-même ce plaisir dont parle Racine ? Corrigé de 1356 mots (soit 2 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet " Dans la préface de Bérénice, Racine définit ainsi sa conception du tragique : Ce n'est point une nécessité qu'il y ait du sang et des morts dans une tragédie ; il suffit que l'action en soit grande, que les acteurs en soient héroïques, que les passions y soient excitées, et que tout s'y ressente de cette tristesse majestueuse qui fait tout le plaisir de la tragédie. Quelle conception du tragique Racine défend ici, puis à partir des textes tragiques que vous connaissez, dire si vous trouvez vous-même ce plaisir dont parle Racine ?" a obtenu la note de : aucune note

Sujets connexes :

LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN LITTERATURE

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit
Nom/Pseudo :

email :
 
Demandez votre sujet :