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Sujet : « La poésie n'est pas un ornement, elle est un instrument », a prétendu Victor Hugo. Commentez ?

Définitions des termes :
  • Poésie : 1 Art de suggérer par des images, des sons, des rythmes et en général par l'emploi du vers, une connaissance des êtres et des choses qui ne saurait être ramenée aux idées claires qu'exprime la prose. La définition de la poésie varie suivant les écoles, mais deux éléments permanents peuvent être distingués : a) un langage différent de celui de la prose, ce qui a amené certains écrivains à considérer que la poésie n'exprime pas des idées essentiellement différentes de celles de la prose, mais en modifie l'expression en les rendant, grâce au vers, plus frappantes, plus nobles, plus spirituelles, etc.; en ce sens la poésie se limite à la rhétorique et à la versification : Exemple: la poésie des grands rhétoriqueurs, des postclassiques; b) une vision du monde, traduisible seulement par le langage poétique et qui donne une connaissance intuitive essentiellement différente de celle de la prose : dès lors la poésie est un instrument de connaissance qui exprime ce qui n'est pas concevable par la raison : la Pléiade la considère comme une « fureur » d'origine divine, les romantiques comme le langage du coeur, Baudelaire comme le moyen de déchiffrer les mystérieuses correspondances de l'Univers. En ce sens, la poésie dépasse la versification, si bien qu'on a pu qualifier de poétiques des oeuvres qui n'étaient pas en vers. 2 Par extension de cette conception, on appelle poésie tout ce qui dépasse la connaissance claire, tout ce qu'on sent plutôt qu'on ne le comprend : Exemple: la poésie du foyer, 3 Par opposition à poème (1), pièce en vers de peu d'étendue.
  • instrument : * Objet fabriqué servant à un travail, à une opération : Instrument aratoire. Instrument de mesure, de travail. * Personne ou chose par l'intermédiaire de laquelle est obtenu un résultat quelconque. Objet permettant de réaliser une opération, appareil, outil.

Extrait du corrigé : C'est ce qui est arrivé aux Tragiques d'Agrippa d'Aubigné, qui, publiés trop tard, ne trouvèrent plus d'écho dans les esprits enfin pacifiés, - et cela en dépit de leur magie verbale.III. - Élévation du débat :Mais ces quelques considérations nous font entrevoir une solution :a) C'est précisément cette magie verbale qui a sauvé les Tragiques de l'injuste accueil fait par les contemporains, d'où l'on peut conclure déjà contre Hugo que la poésie a d'abord besoin d'être un ornement.b) Toutefois, à côté de cette Beauté qu'on ne manquera jamais d'attendre de la poésie, peut-être faut-il lui reconnaître quelque utilité, - non pas directement, comme l'a trop souvent cru Hugo, mais indirectement, parce qu'elle est humaine et que rien de ce qui est humain ne lui est étranger.c) D'abord utilité personnelle :• Ainsi rendra-t-elle la vie plus agréable, en élevant le lecteur au-dessus des bassesses et des vulgarités; elle sera un délassement et un divertissement au sens pascalien du mot.• Fénelon notait déjà : « La poésie est plus utile et plus sérieuse que le vulgaire ne le croit » ; et Hugo dans la Préface des Contemplations :« Son utilité morale est incontestable, car elle nous permet de nous mieux connaître dans la mesure où les grands poètes ont bien connu l'homme ». Bref, de par sa nature même de poésie, elle suppose et développe le sens de l'idéal et le goût du Beau.d) Mais l'utilité sociale est aussi évidente :• Gautier lui-même dans le Poète et la Foule (Espana, 1845), soutient que la poésie enrichit l'Humanité en faisant naître une communion et en élevant les âmes par la pure jouissance esthétique :N'ai-je pas de mon flanc, d'où mon âme s'écoule Fait jaillir une source où boit le genre humain ?• Accordons plus : il y a une forme de l'engagement esthétique par laquelle l'écrivain prend conscience des problèmes de son temps et défend des valeurs éternelles, mais il refuse de s'enrôler, ce qui est une question de goût, de mesure et de délicatesse. Hugo n'a pas toujours eu ces qualités, mais reconnaissons que souvent il a lutté - avec Lamartine, avec Vigny, avec Musset - contre les injustices, les abus, la tyrannie, non pas pour que tel bien triomphe {voilà l'enrôlement et l'illusion), mais pour que le mal qui n'a ni patrie, ni parti, ni frontière ne triomphe pas; voilà l'engagement décemment et esthétiquement possible de l'artiste !• Enfin Baudelaire qui ne croyait ni à l'art pour un but scientifique, politique ou moral, ni à « l'art pour l'art » écrit que « la poésie n'a et ne peut pas avoir un autre but qu'elle-même ».

Corrigé : Corrigé de 1353 mots (soit 2 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet "« La poésie n'est pas un ornement, elle est un instrument », a prétendu Victor Hugo. Commentez ?" a obtenu la note de :

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