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Sujet : Pensez-vous comme Du Bellay, que le poète qui « chante » son mal l'enchante ?

Définitions des termes :
  • comme : De même que, tel que, à l'instar de.
  • poète : Celui qui écrit des poèmes (en vers ou en prose).
  • mal : Mal physique: douleur, souffrance. Mal moral: Contraire au Bien. Faute.

Extrait du corrigé : La poésie et l'enchantement de la douleur : la conception de Du Bellay La première partie du devoir devra apporter des éclaircissements sur la position de Du Bellay et des arguments en sa faveur. On pourra remarquer tout d'abord que la douleur - par exemple la douleur amoureuse - est un thème majeur de la poésie tout au long de son histoire, de la poésie latine au XXè siècle. D'autre part, la poésie est un genre littéraire qui se distingue par la présence fréquente et visible du poète dans ses textes, qui s'exprime sous la forme du « je », que ce « je » soit biographique ou plus universel, le poète se posant alors comme porte-parole de l'humanité entière. Cette présence du « je » dans la forme poétique invite à accorder crédit à la place centrale qu'accorde ici Du Bellay à la douleur, qui ne peut partir que d'une expérience personnelle. L'enchantement passerait alors par un élargissement de la perspective individuelle vers une perspective universelle - c'est le principe du lyrisme ; on pourra citer l'exemple des Contemplations de Victor Hugo, parlant notamment de la douleur de la mort de sa fille, Léopoldine, et donnant à cette douleur une portée universelle, cosmique. Enfin, troisième élément pour poser la thèse de Du Bellay, la place donnée au travail de la langue et de sa musicalité dans le genre poétique invite à inviter celle-ci comme un art de l'enchantement au sens premier du terme, comme un art de la « sorcellerie évocatoire » (Baudelaire) sublimant et universalisant toutes choses. Le chant qu'est la poésie ferait passer la douleur individuelle du côté de l'universel et ferait donc passer la douleur derrière le chant universel.   II. Les limites de la position de Du Bellay : le dépassement de l'individualité de la douleur du poète et le caractère réducteur du concept d'enchantement pour définir le genre poétique Les limites de la thèse de Du Bellay peuvent être définies sur deux plans distincts. Le premier de ces plans est celui du statut de l'invidu-poète : s'il est souvent visible il ne se pose pas nécessairement comme le sujet personnel de son oeuvre, si bien qu'il n'est pas pertinent de dire « qui chante son mal l'enchante » puisque le pronom « qui » contient finalement deux sujets différents : l'individu poète et l'artiste qui par son art dépasse son individualité.

	Pensez-vous comme Du Bellay, que le poète qui  « chante » son mal l'enchante  ?

Corrigé : 	Pensez-vous comme Du Bellay, que le poète qui  « chante » son mal l'enchante  ? Corrigé de 1352 mots (soit 2 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet " Pensez-vous comme Du Bellay, que le poète qui « chante » son mal l'enchante ?" a obtenu la note de : aucune note

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