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Sujet : Le monde romanesque n'est que la correction de ce monde-ci, suivant le désir profond de l'homme. Car il s'agit bien du même monde. La souffrance est la même, le mensonge et l'amour. Les héros ont notre langage, nos faiblesses, nos forces. Mais eux, du moins, courent jusqu'au bout de leur destin et il n'est même jamais de si bouleversants héros que ceux qui vont jusqu'à l'extrémité de leur passion. Commentez ce propos.

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Définitions des termes :
  • monde : Ensemble des réalités matérielles qui constitue l'univers, mais aussi le monde humain, les relations entre les hommes.
  • romanesque : Qui appartient au domaine du roman. (nom) Thèmes et situations provoquant des effets pathétiques et dramatiques faciles. Le terme « romanesque » n'est pas toujours pris en bonne part. Il désigne souvent, dans le roman ou dans le théâtre, des procédés dont les effets spectaculaires ne sont pas à porter au crédit de l'écrivain. Le romanesque est alors associé à l'invraisemblance et à l'exagération. Les poursuites, les enlèvements, les retrouvailles, les amours impossibles traités sous cette forme entrent dans la définition du romanesque. Toutefois, on parlera aussi d'esprit romanesque pour désigner, chez un sujet, une tendance à la rêverie et un désir d'aventures amoureuses extraordinaires. Emma Bovary est l'incarnation même de l'esprit romanesque.
  • désir : Ensemble des phénomènes organiques et psychologiques qui me poussent à posséder un objet en vue d'en tirer plaisir. Cet objet peut être matériel ou non.
  • dernier homme : Homme médiocre. Ultime produit de l'esclavage engendré par la civilisation.
  • bien : Ce qui est avantageux ou utile à une fin donnée. Ce qui possède une valeur morale, ce qui est juste, honnête, louable. Souverain Bien : norme suprême de l'ordre éthique, que l'homme poursuit en vue de lui-même, et non en vue d'obtenir un autre bien. En économie, toute chose qui possède une valeur d'échange et qui est susceptible d'appropriation (exemple : biens de consommation).
  • même : Analogue, aussi, égal, identique, uniforme.
  • souffrance : ? Éprouver douloureusement. ? Éprouver une douleur physique ou morale. ? Supporter la douleur, la fatigue.
  • mensonge : 1. ? Assertion qui indique un fait auquel le locuteur ne croit pas, ou exprime une opinion qui n'est pas la sienne ; par ext., assertion contraire à la vérité. 2. ? Menteur (paradoxe du ) : argument sceptique contre la raison et paradoxe logique (auquel la théorie des types donne une solution) : Épiménide le Crétois dit que les Crétois sont menteurs, donc il ment, mais alors les Crétois ne sont pas menteurs, donc il ne ment pas, mais alors il ment, etc.
  • amour : On peut distinguer différentes formes d'amour. Le sentiment amoureux qui nous fait aimer une personne pour ses qualités morales et son apparence physique n'est pas de même nature que l'amour d'une mère pour son enfant. L'amour du prochain s'étend à toute l'humanité. L'amour-propre est l'estime que l'on a pour soi-même. L'amour mystique est celui que le croyant éprouve pour Dieu.
  • héros : Personnage principal d'un roman ou d'une pièce de théâtre. Demi-dieu dans la mythologie grecque, homme exceptionnel divinisé à la suite de ses exploits magnifiques, le héros est devenu, en termes littéraires, un personnage qui, s'il ne se distingue pas par des actions grandioses, n'en demeure pas moins chargé d'une mission exceptionnelle : conduire l'action dans un récit, incarner les valeurs, les rêves, les mythes du lecteur, dont il va être l'exutoire.
  • langage : 1) Faculté de parler ou d'utiliser une langue. 2) Tout système de signes, tout système signifiant, toute communication par signes (verbaux ou non verbaux). Le langage désigne aussi la totalité des langues humaines.
  • destin : L'idée selon laquelle tout serait écrit, déterminé à l'avance, a conduit à ce que les Anciens ont appelé l'argument paresseux. Cet argument consiste à penser que si tout est décidé à l'avance, il est inutile que je cherche à bien faire, puisqu'il arrivera de toute façon ce qui doit arriver.
  • passion : * Ce que l'âme subit, ce qu'elle reçoit passivement. Chez Descartes, le mot désigne tout état affectif, tout ce que le corps fait subir à l'âme. Son origine n'est pas rationnelle ni volontaire. * Inclination irrésistible et exclusive qui finit par dominer la volonté et la raison du sujet (la passion amoureuse).

Extrait du corrigé : Mozart, dans Don Giovanni, pousse la chose à l'invraisemblable en attribuant à Don Juan "mille et trois" conquêtes. Ce héros, allant au bout de son principe libertin, trouvera la mort. Le monde littéraire est tellement peuplé d'archétype qu'il donne lieu à des qualificatifs fondés sur le nom propre des héros : Henri Gouhier signale cela dans Le théâtre et l'existence, en limitant ce fait à la comédie : on peut dire "c'est un Harpagon". Mais cela existe aussi pour le roman : on peut dire "c'est un Rastignac".   II. "Il n'est même jamais de si bouleversants héros que ceux qui vont jusqu'à l'extrémité de leur passion" - Dans Dionysos, Pierre-Aimé Touchard mène une réflexion sur la force du théâtre; il dit par exemple qu'on aime au théâtre la liberté dont on est privé dans la vie : l'homme d'action n'a pas besoin du théâtre. C'est pourquoi il est "bouleversant" de voir se faire ce qu'on ne peut faire à cause des impératifs sociaux : la chose se réalise malgré tout (aboutissement des pulsions violentes par exemple) mais sans danger pour nous ni pour la société : Scapin frappe son maître enfermé dans un sac (ce qui constitue une scène très violente, si on ôte l'atmosphère comique) mais le public peut en rire. Le héros qui ose faire ce que le spectateur ne peut pas faire permet que s'opère une forme de catharsis. - Implications métaphysiques de cette pensée : dans La chute de Sisyphe, Camus plaide pour une réponse à l'absurde qui soit la révolte : l'homme ne peut réagir au sentiment d'absurde qui l'étreint face au monde uniquement par la révolte. Les personnage de son roman La peste obéissent à ce principe : le docteur Rieux s'obstine à combattre cette maladie dévorante, et trace ainsi une figure de la Révolte face à l'absurde.

Corrigé : Corrigé de 1051 mots (soit 2 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet " Le monde romanesque n'est que la correction de ce monde-ci, suivant le désir profond de l'homme. Car il s'agit bien du même monde. La souffrance est la même, le mensonge et l'amour. Les héros ont notre langage, nos faiblesses, nos forces. Mais eux, du moins, courent jusqu'au bout de leur destin et il n'est même jamais de si bouleversants héros que ceux qui vont jusqu'à l'extrémité de leur passion. Commentez ce propos." a obtenu la note de : aucune note

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