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Sujet : Dans son essai sur Les Personnages, Sylvie Germain, romancière contemporaine, écrit: tous les personnages sont des dormeurs clandestins nourris de nos rêves et de nos pensées. Cette conception du personnage vous paraît-t-elle partagée par les romanciers que vous connaissez.

connais

Définitions des termes :
  • dans quelle mesure : Jusqu'à quel degré, jusqu'à quel point.
  • essai : Texte d'idées, ouvrage de réflexion.
  • tout : La totalité sans exception.
  • rêve : Succession d'images qui se déroulent dans la conscience pendant le sommeil et que le sujet endormi vit comme des événements réels. Pour les anciens, le rêve est un signe qui vient de l'Au-delà. Pour les scientistes du XIXe siècle, c'est la mécanique nerveuse, libérée du contrôle de la conscience vigilante, qui explique cette succession d'images peu cohérentes. Ni l'explication magique, ni l'application physiologique ne découvrent au rêve un sens humain. Le sens du rêve est situé en quelque sorte soit au-dessus, soit au-dessous de l'homme : les dieux parlent en mes songes ou bien c'est mon corps qui rêve, mais ce n'est pas moi qui rêve. Mes rêves, si l'on peut dire ne me concernent pas. Freud, le premier, donne au rêve un sens humain : Le rêve est la satisfaction d'un désir. La censure (voir ce mot) qui, à l'état de veille, refoule les désirs scabreux, interdits, se trouve pendant le rêve non pas supprimée mais affaiblie. Les désirs interdits se satisfont dans le rêve, mais d'une façon encore détournée, voilée, symbolique. Le rêve nécessite donc une interprétation et son incohérence n'est qu'apparente. Sous les images manifestes, patentes, du rêve, le psychanalyste doit découvrir des significations cachées.
  • conception : Façon que l'on a de concevoir une chose. Idée. Représentation.
  • personnage : Individu qui joue un rôle plus ou moins important dans un récit. Le personnage est une notion difficile à cerner. Dans le roman traditionnel, il est assimilé à une personne : ses traits naissent de l'imagination d'un écrivain (personnage fictif, ex. : Meursault dans l'Étranger, d'Albert Camus) ou sont empruntés à l'histoire (personnage historique, ex. : Richelieu dans les Trois Mousquetaires, d'Alexandre Dumas). Souvent, il présente une nature mixte, lorsque l'auteur, s'inspirant d'un personnage ayant véritablement existé, romance plus ou moins consciemment les données de l'histoire à des fins dramatiques (ex. : d'Artagnan). Dans le roman moderne et contemporain, le personnage est devenu une conscience qui construit le récit à partir de sa propre expérience du monde. Le « il » du roman traditionnel a laissé place au « je qui est à la fois le narrateur et le personnage (ex. : Marcel dans A la recherche du temps perdu, de Marcel Proust). Dans une oeuvre, il n'est pas toujours aisé de distinguer le personnage principal des personnages secondaires. En effet, l'importance d'un personnage ne se mesure pas à ses fréquences d'apparition, mais à sa fonction dans le texte — c'est-à-dire à la mission qui lui revient dans la construction du récit. C'est ici que. la notion d'« actant », empruntée à l'analyse structurale du récit, peut être d'un grand secours.

Extrait du corrigé : Cela peut valoir pour de nombreux personnages particulièrement célèbres : Valmont dans les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos, Julien Sorel dans Le Rouge et le Noir de Stendhal... D'autre part, il se présente comme un dormeur clandestin, comme si la part de création qu'il représente n'était pas l'émanation de la volonté de l'auteur, mais une sorte d'expression d'une pensée ou d'un rêve de son époque, de la culture à laquelle il appartient, etc. On retrouve là une doctrine de l'inspiration semblable à celle des poètes de l'Antiquité ou du XVIè siècle, si bien que l'on pourrait mener une réflexion sur le statut des personnages au sein de l'avatar ancien du roman qu'est l'épopée : chez Homère, Ulysse, Achille, Hector, etc., peuvent-ils être considérés comme des créations esthétiques personnelles à Homère, ou comme des « dormeurs clandestins nourris des rêves et des pensées » de l'époque grecque archaïque ? Le flottement autour du personnage d'Homère accentue leur perception collective ; les personnages homériques semblent bien correspondre à la définition proposée par Sylvie Germain..     II. Le personnage comme mode de prise en charge, par un auteur original, de sa vision de l'homme et du monde   La seconde partie pourra confronter la vision de Sylvie Germain en mettant l'accent sur le rôle de la conscience et du travail personnels de l'auteur dans l'élaboration du personnage, et en minimisant la part de rêve que renferme le personnage. L'exemple de la « fabrication » de nombreux personnages et de déterminismes qui leur sont propres par Zola, dans l'ensemble du cycle des Rougon-Macquart, invite à envisager le personnage comme un système clos, cohérent et créé de toutes pièces par son auteur : citer par exemple l'arbre généalogique des Rougon-Macquart et l'influence de la « tare originelle » d'Adélaïde Fouque sur l'ensemble de sa descendance. Les personnages sont conditionnés ici par l'oeuvre elle-même et la conception personnelle qu'en a l'auteur. La critique du rôle que Sylvie Germain donne à « nos rêves » dans l'élaboration des personnages pourra quant à elle s'opérer grâce à un examen des positions du Nouveau Roman sur la question des personnages : les « nouveaux romanciers » refusent en effet de créer des personnages auxquels le lecteur peut s'identifier, ils mettent l'accent sur les choses qui influencent les êtres plutôt que sur les êtres eux-mêmes, ils en proposent des visions parcellaires ; on pourra se référer à l'essai de Nathalie Sarraute, L'Ere du soupçon, qui porte notamment sur ce problème. La notion d'auteur est alors requalifiée, celle de personnage comme « dormeur clandestin nourri de nos rêves et de nos pensées » trouve sa pertinence affaiblie.

Corrigé : Corrigé de 1629 mots (soit 3 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet " Dans son essai sur Les Personnages, Sylvie Germain, romancière contemporaine, écrit: tous les personnages sont des dormeurs clandestins nourris de nos rêves et de nos pensées. Cette conception du personnage vous paraît-t-elle partagée par les romanciers que vous connaissez." a obtenu la note de :

5.8 / 10

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