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Sujet : Discutez de propos de Barthes : « De toutes les lectures, la lecture tragique est la plus perverse : je prends plaisir à m'entendre raconter une histoire dont je connais la fin. » ?

Définitions des termes :
  • barthes : Toujours distant à l'égard des doctrines et des langages institués, refusant les trois pressions de l'idéologie, de l'illusion scientifique et de l'engagement militant, Roland Barthes a entrepris une exploration des rapports sociaux et de leur expression qui a fait de lui une référence du XXe siècle.
  • tout : La totalité sans exception.
  • tragique : Sens 1: Relatif à la tragédie. Sens 2: Funeste, dramatique, effroyable.
  • plus : d'avantage, un surcroît, un supplément.
  • plaisir : Du latin placere, être agréable à .. a) Sensation ou émotion agréable, liée à la satisfaction d'un besoin, d'un désir. b) Principe de plaisir : chez Freud, principe primaire en vertu duquel nous cherchons d'abord à nous procurer du plaisir et à fuir le déplaisir.
  • histoire : Le terme d'histoire désigne deux réalités différentes: 1) la science qui étudie le passé de l'humanité et qui relate et interprète les faits. 2) les événements, les actes, les faits du passé, cad la mémoire des hommes.
  • fin : 1. Terme, limite, cessation, interruption d'un phénomène ; opposée à commencement. 2. But vers lequel tend un acte (SYN. dessein) ; ce en vue de quoi quelque chose est fait ; opposée à moyen. Rem. : les sens 1 et 2 sont souvent confondus, comme dans l'adage : « La fin est première dans l'intention, dernière dans l'exécution » ; la confusion entraîne celle de la cessation d'une action, du dessein qui préside à son exécution et du but qu'elle atteint ; c'est cette confusion qui est au coeur de l'idée ant. selon laquelle la fin d'un être est sa perfection, son achèvement. 3. (Par anal.) Ce qui explique pourquoi une chose est telle qu'elle est : organisation de son activité ou de ses parties ; cf. finalité. 4. Fin dernière : fin ultime au sens de but ou de terme absolu, tel que le souverain bien ; SYN. fin suprême ; fin en soi : pour KANT, fin objective, nécessaire, inconditionnelle ; opposée à fin subjective, empirique. 5. Règne des fins : état dans lequel les volontés des êtres raisonnables sont censées s'accorder entre elles et avec l'ordre du monde (SYN. monde des esprits) ; il s'agit pour KANT d'un idéal pratique posant la liaison systématique, par des lois objectives communes, des êtres raisonnables en tant qu'ils sont une fin en soi, et qu'ils peuvent se proposer des fins. 6. Final : a) Qui constitue ou concerne un terme ; SYN. ultime, dernier, opposé à initial. b) Cause finale : qui provoque ou explique un fait à la manière d'un but à atteindre, ou comme moyen par rapport à une fin ; opposée à cause efficiente ; cf. cause, finalisme, téléonomie. 7. Finalité. : a) Fait de posséder une fin, une signification, d'être organisé selon un dessein, un plan ; on distingue : la finalité externe qui a pour fin un être autre que celui dont il est question ; la finalité interne à un être dont les parties sont considérées réciproquement comme moyen et fin (cf. un organisme) ; la finalité immanente qui résulte de la nature et du développement de l'être même (adaptation du vivant à son milieu) ; la finalité transcendante qui est réalisée dans un être par l'action qu'exerce sur lui un autre être. b) Principe de finalité : la nature ne fait rien en vain, c.-à-d. tout être a une fin ; d'où, à l'inverse, l'idée d'une preuve de l'existence de Dieu à partir de l'existence de la finalité dans la nature ; cf. téléologique (argument ). 8. Finalisme : a) Caractère de ce qui dépend d'une fin. b) Toute doctrine qui affirme l'existence d'une cause finale de l'univers, ou (par ext.) qui utilise les causes finales comme principes explicatifs ; opposé à mécanisme.

Extrait du corrigé : Et sur un principe : le spectateur connaît l'intrigue et la fin de la pièce. C'est en effet cette omniscience qui lui permet de prendre du recul face à ce à quoi il assiste, et d'éprouver l'horreur (mouvement de rejet) et la pitié (mouvement d'adhésion).   II La re-définition de cette omniscience par Barthes : le tragique appliqué à la lecture   _ une définition de la lecture : elle est définie comme un rite privé où on agit pour son propre plaisir. Barthes signale le lien intime qui existe entre le lecteur et sa lecture, comme s'il s'agissait d'un acte incompréhensible pour autrui. La dimension de "plaisir pervers" qui se trouve dans cette lecture est cruellement soulignée, et rappelle l'assimilation que fait Pierre-Aimé Touchard dans Dionysos : il classifie les plaisirs spécifiques du théâtre, du cinéma et de la lecture en faisant une analogie avec les plaisirs sexuels. Le théâtre est comparé à l'acte amoureux (le spectateur affronte l'altérité des comédiens) le cinéma est comparé au voyeurisme, et au viol. Et la lecture, à la masturbation : plaisir solitaire et caché. _ une définition de la perversité : en lisant ce qu'on connaît déjà, on agit dans le refus de la normalité. Barthes entend qu'il est étrange, paradoxal et peut-être anormal, de trouver son plaisir dans une lecture qui nie la découverte. Ce plaisir s'apparente à celui qu'éprouve l'enfant, dans le ressassement et la répétition des mêmes histoires.

Discutez de propos de Barthes : « De toutes les lectures, la lecture tragique est la plus perverse : je prends plaisir à m'entendre raconter une histoire dont je connais la fin. » ?

Corrigé : Discutez de propos de Barthes : « De toutes les lectures, la lecture tragique est la plus perverse : je prends plaisir à m'entendre raconter une histoire dont je connais la fin. » ? Corrigé de 884 mots (soit 2 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet "Discutez de propos de Barthes : « De toutes les lectures, la lecture tragique est la plus perverse : je prends plaisir à m'entendre raconter une histoire dont je connais la fin. » ?" a obtenu la note de : aucune note

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