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POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: théâtre persuader ou théâtre émouvoir

POUR LE SUJET: Les écrivains écrivent-ils seulement pour amuser ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: écrivains amuser
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Parlant du monde et de ses personnages, Albert Camus écrit dans l'Homme révolté : Les héros ont notre langage, nos faiblesses, nos forces. Leur univers n'est ni plus beau, ni plus édifiant que le nôtre. Mais eux, du moins, courent jusqu'au bout de leur destin et il n'est jamais de si bouleversant héros que ceux qui vont jusqu'à l'extrémité de leurs passions. Vous expliciterez et illustrerez ce point de vue à partir de vos lectures romanesques et vous le discuterez si cela vous semble nécessaire.

Il est un personnage a priori insignifiant, qui, certes possède des faiblesses, mais qui illustre aussi les forces de l'homme, notamment ses forces morales, son instinct de survie...Le personnage romanesque est donc véritablement un héros de tous les jours qui arrive à passer et dépasser les épreuves quotidiennes de la vie. (Ex : le personnage principal de A la...

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Selon Alain, « il n'y a point de fatalité dans le roman : au contraire, le sentiment qui y domine est d'une vie où tout est voulu, même les passions et les crimes, même le malheur » (Système des Beaux-Arts, 1920). Partagez-vous cette opinion ?

En ce sens, la volonté du personnage principal occupe le centre d'un triptyque, dont les panneaux sont la volonté de l'auteur qui l'engendre, et celle du lecteur qu'elle détermine. _Si c'est au récit balzacien ou stendhalien que pense sans doute Alain lorsqu'il parle de « vie où tout est voulu », le roman moderne radicalise la Toute-Puissance de la volonté dans...

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« Un personnage de théâtre n'est pas un personnage de roman. Il y a une fatalité dans le roman comme il y a une fatalité dans le théâtre : mais la fatalité du roman est dans le personnage ; celle du théâtre dans la situation. Le roman nous tend à nous faire souvenir que l'homme est déterminé par ses propres passions ; le théâtre à nous rappeler que son destin demeure le jouet des événements » ?

.).   III- La fatalité, le roman et le théâtre             Toutefois, cette opposition personnage de théâtre/ personnage de roman est peut-être un petit peu trop catégorique.             A- Personnage de roman, personnage de théâtre • Les conditions d'écriture sont différentes (pas le même temps...). Le romancier a tout le temps de faire évoluer son personnage (cf. le roman d'apprentissage, l'Éducation sentimentale...)...

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Démontrez ce propos : Un personnage de théâtre n'est pas un personnage de roman. Il y a une fatalité dans le roman comme il y a une fatalité dans le théâtre : mais la fatalité du roman est dans le personnage ; celle du théâtre dans la situation. Le roman nous tend à nous faire souvenir que l'homme est déterminé par ses propres passions ; le théâtre à nous rappeler que son destin demeure le jouet des événements ?

. • D'après Maupassant, les romans « traditionnels » visent à charmer, émouvoir => prééminence de l'intrigue, de l'aventure. Les réalistes, qui évitent l'exceptionnel, nous forcent à penser pour comprendre. Le roman réaliste provoque une réflexion profonde sur la société en montrant les affrontements des passions et intérêts et l'évolution des êtres => Cf. les personnages de Maupassant (le...

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Commentez ces propos de P.A Touchard en empruntant des exemples aux oeuvres que vous connaissez bien : Il y a une fatalité dans le roman comme il y a une fatalité au théâtre : mais la fatalité du roman est dans le personnage ; celle du théâtre est dans la situation. Le roman tend à nous faire souvenir que l'homme est déterminé par ses propres passions ; le théâtre à nous rappeler que son destin demeure le jouet des événements ?

• Pour Aristote, le spectateur qui va au théâtre doit ressentir terreur et pitié afin de se purger de ces sentiments => force du spectacle qui doit être extra-ordinaire. D'où le recours au tragique : sentiment que l'homme éprouve quand il prend conscience des forces (divines, politiques, sociales, morale) qui le dominent, l'écrasent malgré la résistance qu'il leur...

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Dans la préface de Bérénice, Racine définit ainsi sa conception du tragique : Ce n'est point une nécessité qu'il y ait du sang et des morts dans une tragédie ; il suffit que l'action en soit grande, que les acteurs en soient héroïques, que les passions y soient excitées, et que tout s'y ressente de cette tristesse majestueuse qui fait tout le plaisir de la tragédie ?Quelle conception du tragique Racine défend ici ? Puis à partir des textes tragiques que vous connaissez, dites si vous trouvez vous-même ce plaisir dont parle Racine ?

• Corneille pratiquait aussi une tragédie à dénouement non sanglant ou tragi-comédie, genre apprécié auparavant mais sorti des moeurs du public depuis. La cérémonie tragique doit-elle nécessairement passer par la mort d'un personnage ?             ∆) Par les mots, l'art du discours, le tragédien peut inventer et raconter des actions terribles qui inspirent terreur et pitié au spectateur, sans pour autant représenter...

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Dans la préface de Bérénice, Racine définit ainsi sa conception du tragique : Ce n'est point une nécessité qu'il y ait du sang et des morts dans une tragédie ; il suffit que l'action en soit grande, que les acteurs en soient héroïques, que les passions y soient excitées, et que tout s'y ressente de cette tristesse majestueuse qui fait tout le plaisir de la tragédie. Quelle conception du tragique Racine défend ici, puis à partir des textes tragiques que vous connaissez, dire si vous trouvez vous-même ce plaisir dont parle Racine ?

La tragédie a pour but de faire naître la terreur et la pitié chez le spectateur.               C- La mort sur scène Afin de purger efficacement le spectateur, la solution pour le dramaturge serait de représenter la mort sur scène. => Tentation de montrer le meurtre, la douleur des personnages, le sang... Un personnage ensanglanté, souffrant, agonisant => terreur et pitié du...

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Discutez, par rapport aux enjeux formels, stylistiques et matériels de la tragédie et du registre du tragique, la citation de Racine dans sa préface de Bérénice : Ce n'est point une nécessité qu'il y ait du sang et des morts dans une tragédie : il suffit que l'action en soit grande, que tous les acteurs en soient héroïques, que les passions y soient excitées, et que tout s'y ressente de cette tristesse majestueuse qui fait tout le plaisir de la tragédie ?

• Unité de ton : une pièce tragique ne peut pas être burlesque. Son ton doit être essentiellement dramatique, pathétique. => Les personnages sont victimes de forces qui les dépassent. Les personnages sont prisonniers de leur destin. Cf. Phèdre qui, victime de Vénus, aime le fils de son mari.               B- La catharsis • Aristote, La Poétique : « la représentation...

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Dans la préface de Bérénice, Racine définit ainsi sa conception du tragique : Ce n'est point une nécessité qu'il y ait du sang et des morts dans une tragédie ; il suffit que l'action en soit grande, que les acteurs en soient héroïques, que les passions y soient excitées, et que tout s'y ressente de cette tristesse majestueuse qui fait tout le plaisir de la tragédie. Quelle conception du tragique Racine défend ici, puis à partir des textes tragiques que vous connaissez, dites si vous trouvez vous-même ce plaisir dont parle Racine ?

.   • Pour Aristote, le spectateur qui va au théâtre doit ressentir terreur et pitié afin de se purger de ces sentiments => force du spectacle qui doit être extra-ordinaire.  D'où le recours au tragique : sentiment que l'homme éprouve quand il prend conscience des forces (divines, politiques, sociales, morale) qui le dominent, l'écrasent malgré la résistance qu'il leur oppose. ∆)...

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« Il n'y a point de fatalité dans le roman ; au contraire le sentiment qui y domine est d'une vie où tout est voulu, même les passions et les crimes, même les malheurs ». Partagez-vous ce point de vue ? Vous pouvez vous appuyer sur votre connaissance de l'Assommoir de Zola.

C'est particulièrement le cas du genre « historique », dont l'issue se laisse deviner par le lecteur (ainsi le roman de Malraux intitulé L'Espoir met en scène des républicains espagnols durant la guerre civile, dont le destin ne peut-être que la défaite finale et la mort). Dans le roman, rien n'est fatal, pas même l'absence de fatalité.   II : Le roman, un...

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