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Sujet : STENDHAL - La Chartreuse de Parme, II, chapitre XXVIII.

Extrait étudié : STENDHAL - La Chartreuse de Parme, II, chapitre XXVIII. Tout en lisant le papier écrit, Fabrice trouva deux ou trois idées sur l'état de l'homme malheureux pour lequel il venait solliciter les prières des fidèles. Bientôt les pensées lui arrivèrent en foule. En ayant l'air de s'adresser au public, il ne parlait qu'à la marquise. Il termina son discours un peu plus tôt que de coutume, parce que, quoi qu'il pût faire, les larmes le gagnaient à un tel point qu'il ne pouvait plus prononcer d'une manière intelligible. Les bons juges trouvèrent ce sermon singulier, mais égal au moins, pour le pathétique, au fameux sermon prêché aux lumières. Quant à Clélia, à peine eut-elle entendu les dix premières lignes de la prière lue par Fabrice, qu'elle regarda comme un crime atroce d'avoir pu passer quatorze mois sans le voir. En rentrant chez elle, elle se mit au lit pour pouvoir penser à Fabrice en toute liberté; et le lendemain d'assez bonne heure, Fabrice reçut un billet ainsi conçu: "On compte sur votre honneur; cherchez quatre braves de la discrétion desquels vous soyez sûr, et demain au moment où minuit sonnera à la Steccata, trouvez-vous près d'une petite porte qui porte le numéro 19, dans la rue Saint- Paul. Songez que vous pouvez être attaqué, ne venez pas seul. " En reconnaissant ces caractères divins, Fabrice tomba à genoux et fondit en larmes: Enfin, s'écria-t-il, après quatorze mois et huit jours! Adieu les prédications. Il serait bien long de décrire tous les genres de folies auxquels furent en proie, ce jour-là, les coeurs de Fabrice et de Clélia. La petite porte indiquée dans le billet n'était autre que celle de l'orangerie du palais Crescenzi, et, dix fois dans la journée, Fabrice trouva le moyen de la voir. Il prit des armes, et seul, un peu avant minuit, d'un pas rapide, il passait près de cette porte, lorsque à son inexprimable joie, il entendit une voix bien connue, dire d'un ton très bas: - Entre ici, ami de mon coeur. Fabrice entra avec précaution, et se trouva à la vérité dans l'orangerie, mais vis-à- vis une fenêtre fortement grillée et élevée, au-dessus du sol, de trois ou quatre pieds. L'obscurité était profonde, Fabrice avait entendu quelque bruit dans cette fenêtre, et il en reconnaissait la grille avec la main, lorsqu'il sentit une main, passée à travers les barreaux, prendre la sienne et la porter à des lèvres qui lui donnèrent un baiser. - C'est moi, lui dit une voix chérie, qui suis venue ici pour te dire que je t'aime, et pour te demander si tu veux m'obéir. On peut juger de la réponse, de la joie, de l'étonnement de Fabrice; après les premiers transports, Clélia lui dit: - J'ai fait voeu à la Madone, comme tu sais, de ne jamais te voir; c'est pourquoi je te reçois dans cette obscurité profonde. Je veux bien que tu saches que, si jamais tu me forçais à te regarder en plein jour, tout serait fini entre nous.
Extrait du commentaires : Les trois grands romans de STENDHAL sont dans une large mesure des romans d'amour. Chaque fois, le héros est aimé de deux femmes aussi belles que dissemblables. Dans la Chartreuse de Parme, Fabrice del Dongo, adoré de sa tante, la duchesse de Sanseverina, est follement épris de la jeune Clélia Conti, fille du gouverneur de la prison où ses ennemis l'ont fait enfermer. Mais, au cours de l'évasion de Fabrice, Clélia, qui a cru son père assassiné par les complices du jeune homme, a fait voeu de ne plus le voir. Elle épouse peu après le marquis Crescenzi. Fabrice désespéré se voue à la prédication, mais il espère que Clélia viendra à l'un de ses sermons. Après plus de quatorze mois, la jeune femme n'y tient plus et se mêle à l'auditoire, dans une église proche du palais Crescenzi. Le romanesque, on le voit, tient une place considérable dans cette oeuvre. Il n'apparaît pourtant jamais comme une faiblesse, et surtout pas dans cette page. Serait-ce que l'amusement et l'émotion de l'écrivain en modifient le caractère?

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