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Sujet : Lesage, Histoire de Gil Blas de Santillane, livre premier, chapitre III.

Extrait étudié : Lesage, Histoire de Gil Blas de Santillane, livre premier, chapitre III. De la tentation qu'eut le muletier sur la route; quelle en fut la suite, et comment Gil Blas tomba dans Charybde en voulant éviter Scylla [... ] Pour moi, plus épouvanté peut-être que tous les autres, je gagnai la campagne. Je traversai je ne sais combien de champs et de bruyère, et, sautant tous les fossés que je trouvais sur mon passage, j'arrivai enfin près d'une forêt. J'allais m'y jeter et me cacher dans le plus épais hallier, lorsque deux hommes à cheval s'offrirent tout à coup au-devant de mes pas. Ils crièrent : Qui va là? et comme ma surprise ne me permit pas de répondre sur-le-champ, ils s'approchèrent de moi; et, me mettant chacun un pistolet sur la gorge, ils me sommèrent de leur apprendre qui j'étais, d'où je venais, ce que je voulais aller faire dans cette forêt, et surtout de ne leur rien déguiser. A cette manière d'interroger, qui me parut bien valoir la question dont le muletier nous avait fait fête, je leur répondis que j'étais un jeune homme d'Oviédo qui allait à Salamanque : je leur contai même l'alarme qu'on venait de nous donner, et j'avouai que la crainte d'être appliqué à la torture m'avait fait prendre la fuite. Ils firent un éclat de rire à ce discours, qui marquait ma simplicité; et l'un des deux me dit: Rassure-toi, mon ami; viens avec nous, et ne crains rien. Nous allons te mettre en sûreté. A ces mots, il me fit monter en croupe sur son cheval, et nous nous enfonçâmes dans la forêt. Je ne savais ce que je devais penser de cette rencontre. Je n'en augurais pourtant rien de sinistre. Si ces gens-ci, disais-je en moi-même, étaient des voleurs, ils m'auraient volé et peut-être assassiné. Il faut que ce soient de bons gentilshommes de ce pays-ci, qui, me voyant effrayé, ont pitié de moi, et m'emmènent chez eux par charité. Je ne fus pas longtemps dans l'incertitude. Après quelques détours que nous fîmes dans un grand silence, nous nous trouvâmes au pied d'une colline, où nous descendîmes de cheval. C'est ici que nous demeurons, me dit un des cavaliers. J'avais beau regarder de tous côtés, je n'apercevais ni maison, ni cabane, pas la moindre apparence d'habitation. Cependant ces deux hommes levèrent une grande trappe de bois couverte de broussailles, qui cachait l'entrée d'une longue allée en pente et souterraine, où les chevaux se jetèrent d'eux-mêmes, comme des animaux qui y étaient accoutumés. Les cavaliers m'y firent entrer avec eux; puis, baissant la trappe avec des cordes qui y étaient attachées pour cet effet, voilà le digne neveu de mon oncle Perez pris comme un rat dans une ratière.

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