Podcast littérature
NoCopy.net

LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN FRANCAIS

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: théâtre persuader ou théâtre émouvoir

POUR LE SUJET: Les écrivains écrivent-ils seulement pour amuser ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: écrivains amuser
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
» inscrits
Partager

Sujet : Léon-Pamphile LE MAY (1837-1918) - Le Retour aux champs

Extrait étudié : Léon-Pamphile LE MAY (1837-1918) - Le Retour aux champs

Enfin j'ai secoué la poussière des villes ;
J'habite les champs parfumés.
Je me sens vivre ici, dans ces cantons tranquilles,
Sur ces bords que j'ai tant aimés.

L'ennui me consumait dans tes vieilles murailles,
O noble cité de Champlain !
Je ne suis pas, vois-tu, l'enfant de tes entrailles,
Je ne suis pas né châtelain.

Je suis né dans les champs ; je suis fils de la brise
Qui passe en caressant les fleurs ;
Je souris à la digue où le torrent se brise
Avec d'impuissantes clameurs.

Mes premières amours, douces fleurs des vallées,
N'ont-elles pas été pour vous ?
Pour vous, rocs au front nu, forêts échevelées,
Vagues des fleuves en courroux ?

Pour vous, petits oiseaux qui semez, à l'aurore,
Les doux accords de votre voix ?
Et pour vous, diamants qu'égrène un vent sonore,
Après l'orage, sous les bois ?

Je souffrais dans ces murs où s'entasse la foule,
Où l'herbe ne reverdit pas,
Où la fleur s'étiole, où la poussière roule
Comme pour effacer nos pas.

J'avais bien assez vu comme le fort repousse
Le faible à son boulet rivé,
Comme de son orgueil la sottise éclabousse
L'esprit qui monte du pavé.

Nul vent harmonieux ne passait sur ma lyre,
Et mes chants étaient suspendus.
Je ne retrouvais point le souffle qui m'inspire,
Et je pleurais les jours perdus.

Il me fallait revoir, au milieu de la plaine,
Ou sur le penchant du coteau,
Le laboureur qui rêve à la moisson prochaine
En ouvrant un sillon nouveau.

Il me fallait l'odeur du foin qui se dessèche
Sur le sol où passe la faux,
L'odeur du trèfle mûr que flairent dans la crèche,
En hennissant, les fiers chevaux.

Il me fallait le jour, pour voir combien de voiles
S'ouvrent blanches sur le flot bleu ;
Il me fallait la nuit, pour voir combien d'étoiles
S'allument sous les pieds de Dieu.

Il me fallait encore entendre l'harmonie
Des nids que berce le rameau,
Il me fallait entendre encor la voix bénie
Des vieux clochers de mon hameau,

Corrigé non disponible

Le corrigé du sujet "Léon-Pamphile LE MAY (1837-1918) - Le Retour aux champs" a obtenu la note de :
aucune note

LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN LITTERATURE

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit
Nom/Pseudo :

email :
 
Demandez votre sujet :