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Sujet : Jules LAFORGUE, "Soleil couchant", Les Complaintes (1885).

Extrait étudié : Jules LAFORGUE, "Soleil couchant", Les Complaintes (1885). Le soleil s'est couché, cocarde1 de l'azur ! C'est l'heure où le fellah2, près de sa fellahine, Accroupi sur sa natte, avec son doigt impur, De son nombril squameux3 épluche la vermine. Dans la barbe d'argent du crasseux pèlerin Dont le chauve camail4 est orné de coquilles5, Ivre et fou de printemps, le pou chante un refrain, Plus heureux que le roi de toutes les Castilles. Sur les rives du Nil, le goitreux pélican Songe à la vanité morne de toutes choses Avec des airs bourrus, comme Monsieur Renan6; Sur une patte, auprès, rêvent les flamants roses. Déjà sortent du fleuve, étincelant miroir, Les crocodiles bruns, Sur les berges vaseuses Ils viennent aspirer, dans la fraîcheur du soir, Les souffles d'air chargés de senteurs capiteuses. Cependant qu'à Paris, sur sa porte arrêté, Le ventre en bonne humeur, mon gros propriétaire Ricane du bohème7 au jabot non lesté8, Tourne béatement ses pouces - et digère. 1. cocarde : insigne souvent rond que l'on portait sur la coiffure. 2. fellah : paysan égyptien. 3. squameux : qui pèle. 4. camail : pèlerine. 5. coquilles : le coquillage est l'emblème de Saint-Jacques de Compostelle, d'où revient le pélerin. 6. Renan : penseur français (1823-1892), auteur de la Vie de Jésus. 7. bohème : qui vit sans règles, de façon marginale, artiste (allusion au milieu de la bohème littéraire). 8. au jabot non lesté : au ventre vide.
Extrait du commentaires :

C’est ainsi que débute le poème de Victor Hugo intitulé « Soleils couchants » qui fait partie du recueil des « Contemplations ». Apres le maitre du Romantisme et Verlaine dans les Poèmes Saturniens, Jules Laforgue reprend le thème du soleil couchant dans l’un de ses poèmes appartenant au recueil des «Complaintes ». Mais son œuvre s’avère éminemment différente de celle de ses prédécesseurs, comme nous allons le voir au cours de notre étude. En effet, loin de faire du soleil couchant l’emblème du caractère fugitif de l’existence et l’occasion d’une méditation sur le caractère passager de l’expérience humaine, Laforgue fait de ce texte une œuvre ironique sur la condition du poète et sur l’imagerie orientale. Notre poète est précisément connu pour sa manière de tourner en dérision les thèmes poétiques glorifies par ses prédécesseurs.

Etudiant ce texte, la question au centre de notre travail sera donc de déterminer de quelle manière la Complainte de Laforgue tourne en dérision la condition du poète et son art lui-même.

Si dans un premier temps nous pouvons étudier la succession des tableaux a la fois pittoresques et stéréotypés, nous nous attacherons ensuite au mélange des tons a l’œuvre dans ce texte ou le burlesque permet la parodie de nombreux cliches poétiques, avant de voir de quelle manière le principal objet du texte est de tourner en dérision la fonction poétique et la figure poétique que les romantiques, notamment, avaient érigé en figure sacrée.

 

 

Jules LAFORGUE,   "Soleil couchant",   Les Complaintes (1885). Corrigé directement accessible

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