Podcast littérature
NoCopy.net

LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN FRANCAIS

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: théâtre persuader ou théâtre émouvoir

POUR LE SUJET: Les écrivains écrivent-ils seulement pour amuser ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: écrivains amuser
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
» inscrits
Partager

Sujet : Isidore Ducasse, comte de LAUTREAMONT (1846-1870) - Poésies I

Extrait étudié : Isidore Ducasse, comte de LAUTREAMONT (1846-1870) - Poésies I

Les gémissements poétiques de ce siècle ne sont que des sophismes.
Les premiers principes doivent être hors de discussion.
J'accepte Euripide et Sophocle ; mais je n'accepte pas Eschyle.
Ne faites pas preuve de manque des convenances les plus élémentaires
et de mauvais goût envers le créateur.
Repoussez l'incrédulité : vous me ferez plaisir.
Il n'existe que deux genres de poésies ; il n'en est qu'une.

Il existe une convention peu tacite entre l'auteur et le lecteur, par
laquelle le premier s'intitule malade, et accepte le second comme
garde-malade. C'est le poète qui console l'humanité ! Les rôles sont
intervertis arbitrairement.
Je ne veux pas être flétri de la qualification de poseur.
Je ne laisserai pas de Mémoires.
La poésie n'est pas la tempête, pas plus que le cyclone. C'est un
fleuve majestueux et fertile.
Ce n'est qu'en admettant la nuit physiquement, qu'on est parvenu à la
faire moralement. Ô nuits d'Young ! vous m'avez causé beaucoup de
migraines !
On ne rêve que lorsque l'on dort. Ce sont des mots comme celui de rêve,
néant de la vie, passage terrestre, la préposition peut-être, le
trépied désordonné, qui ont infiltré dans vos âmes cette poésie moite
des langueurs, pareille à de la pourriture. Passer des mots aux idées,
il n'y a qu'un pas.
Les perturbations, les anxiétés, les dépravations, la mort, les excep-
tions dans l'ordre physique ou moral, l'esprit de négation, les abrutis-
sements, les hallucinations servies par la volonté, les tourments, la
destruction, les renversements, les larmes, les insatiabilités, les
asservissements, les imaginations creusantes, les romans, ce qui est
inattendu, ce qu'il ne faut pas faire, les singularités chimiques de
vautour mystérieux qui guette la charogne de quelque illusion morte,
les expériences précoces et avortées, les obscurités à carapace de
punaise, la monomanie terrible de l'orgueil, l'inoculation des stupeurs
profondes, les oraisons funèbres, les envies, les trahisons, les tyran-
nies, les impiétés, les irritations, les acrimonies, les incartades
agressives, la démence, le spleen, les épouvantements raisonnés, les
inquiétudes étranges, que le lecteur préférerait ne pas éprouver, les
grimaces, les névroses, les filières sanglantes, par lesquelles on fait
passer la logique aux abois, les exagérations, l'absence de sincérité,
les scies, les platitudes, le sombre, le lugubre, les enfantements pires
que les meurtres, les passions, le clan des romanciers de cours d'assises,
les tragédies, les odes, les mélodrames, les extrêmes présentés à perpé-
tuité, la raison impunément sifflée, les odeurs de poule mouillée, les
affadissements, les grenouilles, les poulpes, les requins, le simoun des
déserts, ce qui est somnambule, louche, nocturne, somnifère, noctambule,
visqueux, phoque parlant, équivoque, poitrinaire, spasmodique, aphrodi-
siaque, anémique, borgne, hermaphrodite, bâtard, albinos, pédéraste,
phénomène d'aquarium et femme à barbe, les heures soûles du découragement
taciturne, les fantaisies, les âcretés, les monstres, les syllogismes
démoralisateurs, les ordures, ce qui ne réfléchit pas comme l'enfant, la
désolation, ce mancenillier intellectuel, les chancres parfumés, les
cuisses aux camélias, la culpabilité d'un écrivain qui roule sur la pente
du néant et se méprise lui-même avec des cris joyeux, les remords, les
hypocrisies, les perspectives vagues qui vous broient dans leurs engrena-
ges imperceptibles, les crachats sérieux sur les axiomes sacrés, la
vermine et ses chatouillements insinuants, les préfaces insensées, comme
celles de Cromwell, de Mlle de Maupin et de Dumas fils, les caducités,
les impuissances, les blasphèmes, les asphyxies, les étouffements, les
rages - devant ces charniers immondes, que je rougis de nommer, il est
temps de réagir enfin contre ce qui nous choque et nous courbe si
souverainement. [...]

Corrigé non disponible

Le corrigé du sujet "Isidore Ducasse, comte de LAUTREAMONT (1846-1870) - Poésies I" a obtenu la note de :
aucune note

LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN LITTERATURE

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit
Nom/Pseudo :

email :
 
Demandez votre sujet :