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Sujet : Henri Barbusse, Le Feu, XX

Extrait étudié : Henri Barbusse, Le Feu, XX Brusquement, devant nous, sur toute la largeur de la descente, de sombres flammes s'élancent en frappant l'air de détonations épouvantables. En ligne, de gauche à droite, des fusants sortent du ciel, des explosifs de la terre. c'est un effroyable rideau qui nous sépare du monde, nous sépare de passé et de l'avenir. On s'erre, plantés au sol, stupéfiés par la nuée soudaine qui tombe de toutes parts; puis un effort simultané soulève notre masse et la rejette en avant, très vite. On trébuche, on se retient les uns aux autres, dans de grands flots de fumée. On voit, avec des stridents fracas et des cyclones de terre pulvérisée, vers le font ou nous nous précipitons pêle-mêle, s'ouvrir des caractères, ça et là, à côté les uns les autres. Puis on ne sait plus où tombent les décharges. Des rafales se déchaînent si monstrueusement retentissante qu'on se sent annihilé par le seul bruit de ces averses de tonnerre, de ces grandes étoiles de débris qui se forment en l'air. On voit, on sent passer près de sa tête des éclats avec leur cri de fer rouge dans l'eau. A un coup, je lâche mon fusil, tellement le souffle d'une explosion m'a brûlé les mains. Je le ramasse en chancelant et repars tête baissé dans la tempête à lueurs fauves, dans la pluie écrasantes des laves, cinglé par des jets de poussier et de suie. Les stridences des éclats qui passent vous font males aux oreilles, vous frappent sur la nuque, vous traversent les tempes, et on ne peut retenir un cri lorsqu'on les subits. On a le cœur soulevé, tordu par l'odeur soufrée. Les souffles de la mort nous poussent, nous soulèvent, nous balancent. On bandit; on ne sait pas où on marche. Les yeux clignent, s'aveuglent et pleurent. Devant nous, la vue est obstruée par une avalanche fulgurante, qui tien toute la place. C'est le barrage. Il faut passer dans ce tourbillon de flammes et ces horribles nuées verticales. On passe. On est passé, au hasard: j'ai vu, ça et là, des formes tournoyer, s'enlever et se coucher, éclairées d'un brusque reflet d'au delà. J'ai entrevu des faces étranges qui poussaient des espèces de cris, qu'on apercevait sans les entendre dans l'anéantissement du vacarme. Un brasier avec d'immenses et furieuses masses rouges et noires tombait autour de moi, creusant la terre, l'ôtant de dessous mes pieds, et me jetant de côté comme un jouet rebondissant. Je ma appelle avoir enjambé un cadavre qui brûlait, tout noir, avec une nappe de sang vermeil qui grésillait sur lui, et je me souviens aussi que les pans de la capote qui se déplaçait près de moi avaient pris feu et laissaient un sillon de fumée. A notre droite, tous au long du boyau97, on a le regard attiré et ébloui par une file d'illuminations affreuses, serrées l'une contre l'autre comme des hommes . Maintenant, on cours presque .on en voit qui tombe, t tout d'une pièce, la face en avant, d'autres qui échouent humblement, comme s'ils s'asseyaient par terre. On fait de brusques écarts pour éviter les morts allongés, sages et raides, ou bien cabrés, et aussi, piéges plus dangereux, les blessées qui se débattent et qui s'accroche. Alors tous reprennent en avant, avec hâte croissante , la course à l'abîme.(…) une nuée de balles gicle autour de moi, multipliant les arrêts subis, les chutes retardées, révoltées, gesticulantes, les plongeons faits d'u bloc avec tout le fardeau du corps, les cris, les exclamations sourdes, rageuses, désespérées ou bien les « han » terribles et cruels où la vie entière s'axa d'un coup. Et nus qui ne sommes pas encore atteints, nous regardons en avant, nous marchons , nous courons, parmi les jeux de la mort qui frappe au hasard dans toute notre chair .

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