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Sujet : « Et la mer et l'amour ont l'amer pour partage... » (Marbeuf, Recueil de vers, 1628)

Extrait étudié : Et la mer et l'amour ont l'amer pour partage, Et la mer est amère, et l'amour est amer, L'on s'abîme en amour aussi bien qu'en la mer, Car la mer et l'amour ne sont point sans orage. Celui qui craint les eaux qu'il demeure au rivage, Celui qui craint les maux qu'on souffre pour aimer, Qu'il ne se laisse pas à l'amour enflammer, Et tous deux ils seront sans hasard de naufrage. La mère de l'amour eut la mer pour berceau, Le feu sort de l'amour, sa mère' sort de l'eau, Mais l'eau contre ce feu ne peut fournir des armes. Si l'eau pouvait éteindre un brasier amoureux, Ton amour qui me brûle est si fort douloureux, Que j'eusse éteint son feu de la mer de mes larmes.
Extrait du commentaires :

I. La comparaison entre l'amour et la mer
 
 • L'ensemble du sonnet dresse une comparaison entre l'amour et la mer. Les deux éléments sont associés d'abord par un jeu constant d'homonymie (mer / mère ; la mer / l'amer / la mère) et de paronymie (la mer, larmes), renforcé par les allitérations en [m] (mer, amour, amère, mer) et en [I] (la,
 l'on, larmes). La métaphore maritime est filée tout au long du poème (eau, rivage, naufrage), systématiquement associée à l'amour (« L'on s'abîme en amour aussi bien qu'en la mer »).
 • Cette comparaison entre l'élément marin et le sentiment amoureux n'est pas un simple jeu rhétorique : il permet au poète de développer le thème de l'amour malheureux. Dans les deux premières strophes, la mer et l'amour sont rapprochés, assimilés : tous deux font naître en effet des images de tourment et de souffrance (s'abîme, orage, naufrage, maux). Ce rapprochement est souligné par l'emploi de termes comme aussi bien que, tous deux, et par les nombreux effets de parallélisme et d'anaphore (« Celui qui craint les eaux » / « Celui qui craint les maux »).
 • Pourtant, dans les deux dernières strophes, l'assimilation cède la place à une opposition entre les deux éléments, signalée par mais : alors que l'eau peut éteindre le feu, elle ne saurait apaiser celui qui brûle dans le coeur d'un amant (« Mais l'eau contre ce feu ne peut fournir des armes »). Cette opposition, qui constitue la chute du poème, permet de montrer que la souffrance décrite est celle du poète : le « on » général se transforme en un « je » (« la mer de mes larmes ») plus personnel, qui s'adresse à un « tu » (« Ton amour qui me brûle ») désignant la femme aimée.
          

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