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Sujet : Alain BORNE. (« Printemps », Poèmes à Lislei, 1945)

Extrait étudié : Alain BORNE. (« Printemps », Poèmes à Lislei, 1945) [Alain Borne vécut en province ; son œuvre poétique est proche du surréalisme, mais il n'adhéra à aucune École. L'amour occupe une place importante dans ses poèmes, mais c'est un amour qui lui échappe et ressemble à l'absence, car il se mêle à l'énigme, à la quête, au dérisoire, dans un univers peuplé de fantômes. Les qualités musicales, la richesse sensorielle de sa poésie sont souvent remarquables. Parmi ses œuvres : Cicatrices de songes, Poèmes à Lislei, les Fêtes fanées, le Plus Doux des poignards] Dieu récrit la nature encore une fois aussi douce d'amour et rêveuse de mort voici ma vie encore dans ce songe de sang - que la campagne est pâle sous son odeur de vent. Pourtant, c'en est fini du chemin tiède " des mains de mousseline et de l'air des colombes ailes de lilas blanc des printemps d'autrefois c'en est fini les marronniers en sang ne se faneront pas. Ne regarde plus derrière toi vers le sable chanteur tu appris là le pas de soie des danses c'en est fini des fêtes du silence et la musique morte s'écrase dans le bruit. C'en est fini du vent léger qui laisse aux fleurs leur pollen le vent de sang qui vient des plaines plombe nos vies de son danger. L'amour n'est plus sous l'or de mai L'eau seule y tresse, si douce aux paumes le piège où se prendront les fées. Le tonnerre glisse des mains de Dieu des astres filent de nos doigts tiges de lumière en quête d'un fruit d'un fruit de sang au creux des hommes 25 à longs tâtons à travers la nuit.
Extrait du commentaires :

S'il est une saison qui inspira les poètes, c'est bien le printemps et ses floraisons qui inaugurent celles de la poésie, ses chants qui sont déjà des poèmes.
 Mais Alain Borne, dans « Printemps » extrait des Poèmes à Lislei, ne peut évoquer la beauté sans l'associer à la douleur.
 En effet, les six strophes du poème sont sous le signe de la grâce de toutes choses au printemps ; mais, en même temps, l'on y décèle la présence pesante de la guerre. Au-delà de la référence historique, le poète a une visée métaphysique et transcrit pour nous le néant du monde.
 Le texte s'offre comme le développement de son titre : « printemps ». Le terme revient d'ailleurs au vers 7 avant d'être précisé à la strophe 4 : nous sommes au mois de « mai » (v. 18).
 La caractéristique de ce printemps est la renaissance de la nature. Le premier vers attribue à Dieu ce phénomène de recommencement : « Dieu récrit la nature. » Mais c'est surtout la floraison qui tisse le texte, ce cycle vital qu'exprime l'éclosion du « lilas blanc » (v. 7), des « marronniers » (v. 9), et ces fleurs sans nom pleines de «pollen» (v. 15). La métaphore florale désigne aussi les astres de la dernière strophe, devenus « tiges de lumière en quête d'un fruit » (v. 23).
 Le lien entre tous ces éléments est le « vent léger » (v. 14), respectueux de ce printemps puisqu'il « laisse aux fleurs leur pollen » (v. 15).
 

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